Au cœur de l’île d’Idjwi;une semaine artistique et touristique.

C’est sous un décor touristique qu’est située l’île d’Idjwi. Certains habitants de l’île que nous avons eu à interroger pensent que c’est un message de la nature ; qu’Idjwi soit si touristique. Le message selon lequel Idjwi doit recouvrer de l’espoir après tout ce qu’elle a connu comme discrimination et violation des droits et de la dignité de la femme.
C’est sous examen de ce contexte que le couple des docteurs MASODA Maurice (Promoteur du projet) et MASODA Aldy (Directrice du projet), ont eu l’idée de d’initier Hope Land Hôtel dans l’objetif de faire connaitre l’île d’Idjwi.
Pourtant médecins avec un salaire dérisoire, nos deux chers médecins amoureux et époux ont toujours eu de grands rêves pour l’île de l’espoir. Des rêves qui ont engendré le grand projet HOPE LAND HOTEL ; qui est un espace d’accueil touristique et de découverte de l’île d’Idjwi.


C’est en date du 12 août 2019 à HOPE LAND HOTEL, à 06:45 PM que madame Aldy MASODA s’exprime devant la presse de Goma et de Bukavu, représentées ; sur sa motivation à vouloir entreprendre un tel projet, sur l’objectif de HOPE LAND HOTEL, la vision, LA SEMAINE TOURISTIQUE MATUMAINI, qui est un sous projet dans le projet HOPE LAND HOTEL et également sur les activités qu’organise l’hôtel.
Habillée en T-Shirt féminin de couleur orange, en pantalon un peu moulant de couleur noire et devant son macbook ; on ne tarde pas de remarquer que la deuxième patronne de HOPE LAND HOTEL est modeste malgré sa vivacité d’esprit, sa brillante carrière d’entrepreneur et son titre de médecin.

Elle prend parole et remercie toute l’équipe de la presse. On ne tarde pas de la reconnaître perspicace par son éloquent exposé qui laisse plus d’un sans mot.
« Quand la RDC est déchirée par le tribalisme, Idjwi joue le rôle de réunion des cultures »; est la phrase qui a suivi l’introduction dans laquelle Mme Aldy a signifié la vision du projet HOPE LAND HOTEL, qui est celle de faire de l’île d’Idjwi, une destination de prédilection d’ici 2050.
L’ophtalmologue Aldy rappelle qu’Idjwi n’ayant jamais connu de guerre, ce qui est bien entendu un énorme privilège, n’a rien de frappant pour l’histoire de la République Démocratique du Congo.
C’est ainsi que l’île d’Idjwi est laissée très loin dans les oubliettes. Laissée dans les oubliettes alors qu’elle voyait les femmes jetées et mourir sous elle. Jetées et finir par succomber de la faim, de la soif et du désespoir. Les femmes SHI, une tribu du Sud Kivu et les femmes de KIBUYE, un territoire Rwandais; y étaient abandonnées parce qu’elles sont enceintes quand bien même jeunes filles. Ce décor triste a abattu l’espoir sur l’ile jusqu’à ce qu’une tribu naisse: LES HAVU.

La seule calamité qu’Idjwi ait connu est son déboisement.
Quelques minutes après Mme Aldy nous révèle que le projet HOPE LAND HOTEL se veut une machine à rendre Idjwi capable d’accueillir les curieux, faire d’Idjwi la capitale du cinéma, un site de production des clips pour musiciens et autres.
La projection du couple MASODA est unique : qu’Idjwi soit proclamée par le gouvernement: « ZONE ÉCONOMIQUE SPÉCIALE »
Le projet MATUMAINI s’insurge contre le seul et faux espoir qu’a l’enfant : se faire recruter dans des milices.
La brillante présentation prend fin et on donne la parole aux journalistes et blogueurs pour les questions.
Augustin Mosange, journaliste à Blessing FM et ancien directeur de Kivu 1, prend soin de féliciter l’initiative, demande le pourquoi de l’architecture basée sur l’utilisation majoritaire des roseaux et veut enfin savoir le cible de la fameuse Semaine Touristique Matumaini.
Le style que Mme Aldy qualifie de moderno-lyrique est selon elle une valorisation de tout ce qu’il y a de beau à Idjwi.
Pas étonnant que HOPE LAND HOTEL soit très touristique, quand on trouve déjà des assiettes et ustensiles fabriquées à Idjwi ou à Kibuye.
Madame répond à la question de l’un des intervenants de la conférence de presse, Ghislain Kalwira, l’envoyé spécial de Zik+ TV, qui est celle de savoir l’apport de HOPE LAND HOTEL dans la promotion du leadership féminin, puisque, rappelons-nous, c’est de là que repose la douleur de notre chère île.
Elle en profite pour parler du grand rôle que joue son hôtel dans le leadership féminin en évoquant son cas à titre d’exemple. Elle, médecin et directrice d’une si grande initiative mais au service des clients et touristes. Elle se confond déjà en servante. N’est-ce pas un début quand l’on a envie de parler aux femmes paysannes!
Pense la directrice de HOPE LAND HOTEL. Elle signale également que le projet consomme plus de production féminin. Rendons, au passage, hommage à ces braves femmes pygmées qui ont constitué la main d’œuvre pour l’extraction du sable et du gravier ayant servis à ériger les jolis bâtiments de HOPE LAND HOTEL.

‘Pourtant pas financés par un tiers, Mme Aldy et Mr Maurice ont su faire des économies jusqu’à réaliser une telle chose dont on n’a plus besoin de rappeler que c’est une merveille. Il y a lieu de parler de dévotion et détermination dans le chef de nos deux visionnaires.
Avant que le modérateur de la conférence, Azga SHACHIKERE ne lève la séance Mme Aldy aimerait parler de la semaine touristique MATUMAINI.
La semaine touristique, n’étant vraiment pas une semaine dans le sens propre du mot, couvre, tout en promouvant Idjwi, en donnant une place de prédilection à la beauté et en faisant flotter l’étendard du tourisme; la période allant du 27 septembre au 05 octobre 2019. Ces dates dont chacune est significative : 27 septembre, journée internationale du tourisme et le 05 octobre, journée internationale du café, marquent la période que couvre ladite semaine.

La semaine touristique invite les gens à vivre l’histoire du peuple d’Idjwi. Du peuple HAVU.

La bande dessinée, le théâtre et l’art plastique seront au rendez-vous dans maintes activités qu’aura la semaine touristique.
Sous une agitation silencieuse du lac Kivu, un éclairage de quelques ampoules blanches et le bourdonnement des moustiques, la conférence prend fin lorsque Dr Aldy dit mordicus : HOPE LAND HOTEL EST LA VISION 2050 de l’île d’Idjwi.

Par Ghislain Kalwira.


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