Michael Jackson : Le Philosophe du changement et de l’amour

Il y a onze ans jour pour jour que mourait tragiquement le Roi incontesté de la Pop, l’homme cité par le Guiness des Récords comme étant l’artiste des varietés le plus populaire du monde du spéctale.
Ce roi mort le 25 Juin 2009, à 50 ans (car né le 29 Août 1958), répondait au nom de Michael Joseph Jackson.
Il était l’artiste de tous les récords et tous les suppérlatifs: Il a reçu dans sa riche carrière pas moins de 230 récompenses (ce qui aura fait de lui l’artiste le plus titré du monde et de tous les temps), son album « Thriller » (sorti en 1982) est le plus vendu de l’histoire de la musique, son album « Invincible » (sorti en 2001) est avec son budget de 55 millions des dollars le plus cher de tous les albums…
On se souviendra aussi de lui comme ayant été, durant sa vie, un homme controversé: son mode de vie était jugé d’éxcentrique par la presse populaire, sa dépigmentation a fait et continue de faire objet des critiques, on l’a vu défiler devant des tribunaux pour répondre à des accusations de pédophilie, sans oublier son goût un tout petit peu immodéré à la chirurgie ésthetique. Le grand Michael Jackson n’aura donc été qu’un homme: c’est à dire, comme le disait Dénis Dideront, « un mélange des forces et des faiblesses, des qualités et des défauts, d’espoir et d’ombres… »
Cependant, rares sont les hommes ayant été aussi connu dans le monde que Michael Jackson. A sa mort, il était courant d’entendre spécialistes du show-biz et autres analystes clamer haut et fort que le nom du « King of pop » était connu par 95% de l’humanité! Par son immense oeuvre artistique, Michaël Jackson a donc réussi à se tailler une place de choix dans l’immaginaire collectif de l’humanité. Qui n’a pas été sideré par la qualité de ses vidéos? Qui n’a pas été impressionné par ses incroyables pas de danse, comme son fameux « Moonwalk » (qu’on voit dans la vidéo de « Billie Jean »)? Mais Michael Jackson n’était pas qu’une voix éxceptionnelle, un danseur de légende, un grand acteur, un as des vidéos et des spéctacles en avance sur son temps, etc. Il était aussi un modèle de générosité (on se souviendra entre autres qu’il a donné 400 millions des dollars à des oeuvres caritatives, après sa célèbre tournée Dangerous Word Tour au début des années 1990), et un humaniste proffessant une riche philosophie de vie que véhicule ses immenses tubes.

● « I’Il be there »

Il n’a que 5 ans quand il commence son incroyable carrière en intégrant le groupe « Jackson’s Five » formé de ses frères et lui. C’est dans ce groupe qu’on l’entendit intrepreter la chanson « I’ll be there ». Avant d’être une chanson d’amour entre un homme et une femme, « i’ll be there » est avant tout une chanson d’amour universel. Elle s’ouvre par ces mots: « Toi et moi engageons-nous; Ramenons la miséricorde. Où se trouve l’amour, je serai là ».
Michael Jackson ne cessait de dire que « le monde doit être rempli d’amour. L’amour est la chose la plus importante du monde ». L’homme qui jurait de « ne jamais s’arreter d’aider et d’aimer les gens à la manière de Jésus » ne pouvait donc qu’interpeller le monde à se montrer disponible et de s’ouvrir à l’amour.
La chanson « I’ll be there » se poursuit en se transformant en un véritable voeu et une déclaration du vrai amour d’un homme à une femme: « Je serai là pour te réconforter, construire mon monde de rêve autour de toi! Je suis heureux de t’avoir rencontré, je sérai là avec un amour immense[…] Etre ensemble, chérie est tout ce je recherche ». Des mots que n’importe quelle femme aimerait entendre de la bouche de son amoureux… Dans « Love never felt so good », Michael Jackson conseillera d’ailleurs aux amoureux que: « quand tu trouves l’élue qui veut ton amour, n’abandonne pas, n’arrête jamais; Ne pense pas à obtenir plus ».

● « The Thriller »

En 1982, produit par Quincy Jones, Bambi(càd MJ, comme on le surnommait), sortait le cultissime album Thriller. Parmi les tubes qui composent ce légendaire opus, il y a biensûr « Billie Jean » et « Human nature ».
« Billie Jean n’est pas ma petite amie, c’est juste une fille qui prétend que je suis l’homme de sa vie » ( Bill Jean not my lover, she’s just a girl who claims that i am the one); y attend-on chanter Bambi. Billie Jean semble être une fille ayant dejà un gosse qu’elle ne sait à qui le confier comme père. Et l’homme qu’elle prétend être celui de sa vie, n’est pas en réalité le père de son enfant et ne la veut même pas comme petite amie.
Conseil de Michaël Jackson: « on m’a toujours dit de faire attention à ce que je faisais, et de ne pas briser le coeur des jeunes filles »; avant de rapeller une leçon hérité de sa propre maman: »…ma mère m’a toujours dit de me méfier des filles dont je tombais amoureux, et de faire attention à ce que je faisais car un mensonge peut devenir une verité ».
Dans « Human Nature », coécrite pour lui par Steve Porcaro et John Bétis, Bambi parle de cette nature humaine à l’ambition inarrétable et souvent difficile à assouvir.

● « Bad »

En 1987, le marché intérnational du disc voit la sortie de l’album « Bad »de Michael Jackson. Un autre grand succès mondial de « Bambi ». Dans la chanson éponyme de cet album, tout comme dans le single « Man in the Miror »du même opus, Bambi aborde l’un de ces thèmes qui lui ténait le plus à coeur: le changement.
On l’entend dire dans Bad: « Nous pouvons changer le monde demain; ça pourrait être un meilleur endroit »(we can change the world tommorow, this coulde be a better place). Mais pour pouvoir changer le monde, il faut, selon MJ, d’abord changer cet homme qu’on voit dans le mimoire lorsque, seul, on y jette un coup d’oeil. « Et aucun message n’aurait pu être plus clair: si tu veux faire du monde un endroit meilleur, jette un oeil sur toi même et change »; chante MJ dans « Man in the miror »(une chanson coécrite pour lui par Siedah Garret et Glen Ballard). En son temps, le Mahatma Gandhi disait: « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ». Beaucoup de gens se mettent assis en attendant que le monde ou leurs vies puissent changer. Ce qu’ils oublient est que le monde et leurs vies attendent en réalité le changement d’eux. Et quand faut-il être cet acteur du changement? Réponse de MJ: « je dois faire ça aujourd’hui, tu devrais le faire vite pendant que tu as encore le temps ».
Une autre conviction de Bambi éxposée dans « Man in the miror » est qu’on ne peut transformer le monde en un endroit différent en restant indifférent: « je vois les gamins dans la rue qui n’ont pas assez manger. Qui Suis-je pour être aveugle et prétendre ne pas voir leurs bésoins? » Et le grand moyen pour ne pas demeurer indifferent est de cultiver l’amour. Cette idée se fait sentir dans deux de chansons phares de Bambi: We are the world(coécrite avec Lionel Richie et sortie en 1985-86) et Heal The World (tirée de l’album « Dangerous » sorti en 1991). On entend chanter dans We Are the world: »nous ne pouvons plus pretendre jour après jour que quelqu’un, quelque part, féra bientôt changer les choses. Nous faisons tous partie de la grande famille de Dieu. […] Dieu nous a donné l’exemple en changeant des pierres en pain (ici, multiplier les pains et les poissons pour nourir les affamés aurait peut-être été plus approprié… Ndlr), alors nous devons tous tendre la main ».

● L’Amour comme seule arme du Changement

Dans « Heal the world », The King of Pop lance: « Il y a un endroit dans ton coeur, et je sais que c’est l’amour »( There’is Place in your heart, and i know that is love). Or, Pour MJ « l’amour ne peut mentir, l’amour est fort, il apporte seulement la joie de donner ». Pour le voir, il suffit seulement d’essayer l’amour, de le mettre en oeuvre. C’est avec l’amour qu’on peut « guérir le monde et d’en faire un endroit meilleur pour soi et pour l’autre ». Le rêve de voir « les nations transformer leurs épées en outils »(vision exposée dans un verset du livre biblique du prophète Esaïe et qu’on voit inscrite sur une stèle au siège des Nations Unies) ne pourra ainsi être concret que si tout le monde apprenait à cultiver l’amour. Baden Powel (le Fondateur du scoutisme) exhortait à tout un chacun de tout faire pour laisser le monde mieux qu’il ne l’a trouvé. Et le monde n’est pas une notion éloignée: il commence par toi (chacun), puis prend ce qui est autour de toi avant de s’étendre sur l’humanité toute entière. Dans la plénitude de l’amour, « nous ne sentirons plus la peur ou la crainte. Nous arrêterons d’éxister et commencerons à vivre ». Vivre c’est impacter positivement son millieu, c’est savoir se soucier des vivants, c’est construire des ponts à la place des murs(une idée qui ne plaira surement pas à l’ami des murs Donald Trump). Rappelons que MJ aimait rappeller que chacun avait en lui cette capacité là de pouvoir changer le monde; c’est qui ‘est vrai.

● « Dangerous » et la prière.

Dans cette chanson, Bambi, réconnait la force de la tentation: « elle est venue vers moi en morceaux. Avec les yeux du désir, je suis tombé dans son piège ». C’est un peu comme le récit biblique du roi David voyant se baigner nue la femme d’Urie (MJ a été élevé par sa mère dans la foi des Témoins de Jéhovah. L’influence de la Bible se sent dans sa pensée et ses chansons). La conséquence? « Le tissu du péché, un toucher, un baiser…j’étais sur le point de non-rétour ». Le roi David est allé lui jusqu’à faire tuer Urie. Michael Jackson appelle ainsi à resister à la tentation pour ne pas tomber dans le péché. Et comment et pourquoi le faire? Il répond: « je dois prier Dieu car je sais combien les péchés peuvent rendre aveugle », juste après avoir dit que « tu peux m’appeler chéri, mais tu es maudite pour moi ».

● « The History ».

Sur l’album « HIstory » sortit en 1995, Bambi met la chanson « Earth Song »(le Chant de la Terre).
Dans cette chanson, MJ montre qu’il n’est pas indifferent du sort que l’homme reserve à son semblable et à cette Terre qui pourtant le nourrit, le fait vivre. Dans sa quête éffrenée du pouvoir et de richesse, l’homme vient à éxploiter l’autre, à détruire son environnement, à suréxploiter les réssources de la Terre pour très mal les répartir, à polluer les mers et les eaux, à s’inventer toutes sortes d’armes et à se fabriquer toutes sortes de guerres. Un chef Amérindien disait: « quand ils auront tué le dernier animal, pêché le dernier poisson, pollué la dernière goutte d’eau, infértiliser toute la Terre… alors ils se rendront compte que l’argent n’est pas comestible ». Sans doute que l’homme ne tardera pas aussi à se rendre compte que l’argent n’est pas réspirable non plus, quand il aura pollué toute l’Atmosphère.

« Si le climat était une banque, les USA l’auraient dejà sauvé »; disait quant à lui feu le président Vénezuelien Hugo Chavez.
Dans Earth Song, MJ se pose bon nombres des questions intérpellantes:  » Qu’en est-il de nous? » Et oui, avant de chercher à comprendre toute chose, l’homme devrait d’abord chercher à se connaître et à se comprendre lui-même. « Qu’en est-il de la Terre Sainte? déchirée par la croyance! » L’homme va même jusqu’à tuer son semblable pour ce qui est saint! Les hommes vont jusqu’à s’entretuer et s’exclure mutuellement au nom de Dieu alors que ce dernier affirme dans les livres saints que c’est à lui de combattre pour eux contre les forces du mal et ne leur demande que l’amour! La Palestine, Terre-Sainte, est déchirée par des conflits, des guerres et des massacres depuis des lustres. « Qu’en est-il des enfants mourants? » Le King of Pop disait: »Rien n’est plus important que nos enfants. Ils sont l’avenir. Ils peuvent guérir le monde. Il est de notre devoir d’être présent pour eux ». Mais les enfants ne peuvent pas être notre avenir quand l’avenir du Monde est lui même hypothequé par le danger du réchaufement climatique et quand, dans le présent, ils meurent en masse dans des guerres évitables, de la famine dans un monde aussi riche, de maladies curables… « Où nous sommes-nous trompés? Quelqu’un peut me dire pourquoi? »(Where did we go wrong, someone tell me why?) « Qu’en est-il d’Abraham? » Le Patriarche Abraham c’est l’ancêtre dont Arabes et Juifs se déclarent descendants biologiques; deux peuples frères qui savent tout…sauf s’entendre entre eux. Abraham, c’est aussi l’ancêtre spirituel, le père en matière de foi, de 3 grandes réligions monothéistes pronant l’amour comme mère de toutes les valeurs: le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Malheureusement, au lieu d’imiter la foi et l’amour du grand patriarche, les adeptes de ces 3 réligions (ou du moins certains d’entre eux) s’illustrent par une barbarie cruelle au nom de…Dieu! D’ailleurs, s’il y a un nom pour lequel beaucoup de gens ont été tués et beaucoup de geurres ont éclaté, c’est bien celui de Dieu. « Qu’en est-il de nous? » Ne pouvons-nous pas changer, chasser la haine, semer et donner l’amour, avoir la compassion, cultiver la tolérance et être un peu plus proche les uns des autres? Biensûr que nous le pouvons! Il suffit seulement de croire et d’accepter que nous le pouvons, puis nous mettre au travail.

L’amour, la compassion, l’acceptation mutuelle, le changement, l’espoir, la foi, se soucier de la Terre et des vivants, la confiance en soi, la charité et la bonne action; Voilà ce qu’était la philosophie du roi de la Pop, cet Humain parmis les hommes qu’était le grand Michael Jackson, philosophie que l’on découvre en écoutant ses chansons.

Le Roi est mort, Vive le roi dans son immense oeuvre artistique.

Akramm Tumsifu Kandeke


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